On mourra pas. Et si on meurt tant pis. Oublie que je t'aime. Bohringer

 On mourra pas. Et si on meurt tant pis.  Oublie que je t'aime. Bohringer
Je me bouffe, je m'étouffe, mais je reste mon oxygène. Où que j'aille c'est toujours la même personne que je fuis. Celle qu'il faut à tout prix éviter, celle à qui on ne peut faire confiance, le Moi. Je sais plus si je dois être heureuse ou malheureuse. J'vous jure. Quelle question. Le bonheur, bien sûr. Mais je ne sais pas si je peux me faire confiance. Je ne sais pas si ça vaut l'coup. J'ai toujours cette irrésistible envie de paraitre torturée avec un air désabusé. Vertigineux spleen. Ceux qui ne me connaissent pas bien ont toujours cette fausse impression que je suis trop sage. C'est vrai, quand je connais peu je ne dis presque rien. Je ne dis rien parce que j'observe. Je vous observe du coin de l'½il. C'est comme ça que je me construis. Je prends ce qu'il me plait dans la personnalité de chacun. Depuis toujours. Je n'suis pas moi-même. Je suis un amas de personnalités. Je n'sais pas être moi-même. On ne m'a jamais appris. J'voudrais pouvoir quitter mon état fantomatique, avoir de vraies raison d'me plaindre, pouvoir faire rire les gens. Tout m'attire vers le vertige. Je sais ce que je peux être mais je n'y arrive pas. J'ai l'impression de vivre dans du décolorant. Où tout devient trop fade. J'veux vivre et ne pas m'efforcer d'exister. Et j'suis retombée sur ces vieilles photos l'autre jour. Il y avait le sourire, même un peu les yeux qui brillent. C'était une mascarade. On y croyait presque tu sais. Presque.


# Posted on Saturday, 06 September 2008 at 2:39 PM

Edited on Sunday, 29 November 2009 at 10:43 AM

Mais toi aime-la cette vie. Casse-lui la gueule. Bouleverse-toi d'elle.Bohringer.

Mais toi aime-la cette vie. Casse-lui la gueule. Bouleverse-toi d'elle.Bohringer.
J'mange trop. Mes cheveux sont cons. Mon pot de nutela est vide. Il fait beau, le soleil me brûle la rétine. J'voulais qu'il pleuve. Tant pis. Mon désespoir est gonflé d'espérances bidons. C'était l'appareil photo d'mon grand père sur la photo. Je n'aime pas les idées glauques de mon cerveau la nuit. J'voudrais être douée. Prendre de belles photos. Ecrire de jolis mots. Avoir du talent. Je n'ai pas d'talent. J'suis fatiguée. J'aimerais être une de ces filles platines qui font tourner les têtes. Juste être intéressante. Je me plains trop. J'arrête. Je pars. J'm'en vais. J'vais m'changer les idées. This is time tomorow - C'est juste parce que j'aime bien cette chanson, fallait que j'la case quelque part, alors pourquoi pas ici. J'm'en vais changer mon décor, trop fade. Quand on ne peut pas changer de monde il faut changer de décor. Maintenant j'crois avoir compris. Peut-être que ce n'est qu'une lubie encore. Je n'sais pas. C'est con. J'n'ai été qu'une parenthèse, un divertissement, une transition. Une diversion dans le meilleur des cas. Inutile de se creuser la tête d'avantage. Je conclus ma longue réflexion par un implacable 'c'est comme ça.' Dommage. Il ne faut jamais hésiter à mentir, à dire un peu n'importe quoi quand la question ne vous plait pas. C'est c'que j'ai fais. La réponse dépend beaucoup de celui qui pose la question. J'commence à être douée à ce jeu là. Ce que j'aime c'est l'attente, l'espoir, les rêves. La réalité à côté de tout ça, ça ne pétille pas assez. On ne mourra pas. Et si on meurt tant pis. Oublie que je t'aime. Mes phrases se succèdent sans aucune logique, je n'aime pas la logique. Je n'en ai jamais eu. Comprenez ce que vous voulez. C'est l'bordel dans ma tête. C'est moche. Comme le reflet dans mon miroir. Il fait froid. Putain de dimanche. Monte sur le pont. Va voir le jour se lever. Jette l'amer de ton c½ur. Rayonne multicolore. J'ai envie d'acheter trop de livre. Ma liste est longue. J'ai envie de m'oublier. D'avoir l'amnésie sélective. C'est fou les artifices et les efforts qu'il faut à une fille pour paraitre ce qu'elle n'est pas. Puis, j'savais bien que j'pourrais pas vivre sans. J'savais bien que j'y arriverais pas. Mais j'n'ai pas trop l'choix. Ca m'manque tout ça. Ca m'manque putain. Il n'y plus d'sortie de secours dans vie. Plus de lumière verte qui s'allume au dessus d'la porte quand rien n'va plus. J'ai perdu mon échappatoire. J'ai perdu tout court.

# Posted on Tuesday, 02 September 2008 at 7:52 AM

Edited on Monday, 09 November 2009 at 11:37 AM